 LES ORIGINES (de 58 av. J.-C. à 887)
 Période romaine
 Mérovingiens
 Carolingiens
 LA FÉODALITÉ (de 887 à 1483)
 Toute puissance de la Féodalité
 La royauté féodale
 Déclin de la Féodalité
 Guerre de Cent ans
 Ruine de la Féodalité
 LA MONARCHIE (de 1483 à 1789)
 Guerres d'Italie
 Guerres contre la maison d'Autriche
 Guerres de religion
 Apogée de la France monarchique
 Déclin de la monarchie
 LA REVOLUTION
 Ruine de l'Ancien régime
 La République
 L'Empire
Robert et Constance. Robert ressemblait plutôt à un moine qu´à un roi: il chantait au lutrin, composaient des hymnes, passait de longues heures à lire et à prier. La reine Constance, qui aimait le luxe, lui reprochait avec dureté de ne pas vivre royalement, et Robert, aussi faible que bon, se trouvait sans cesse partagé entre sa piété et sa tendresse pour sa femme; il se cachait, dit-on, pour faire l´aumône. Charité du roi Robert. Les pauvres qui connaissaient la grande charité du roi Robert, en abusaient quelquefois. Un jour de fête, à Étampes, Robert avait fait entrer quelques pauvres dans la salle où il soupait, et il leur donnait à manger par terre comme à des chiens que gâte leur maître. Quand ils furent sortis, on s´aperçut qu´ils avaient volé les franges d´or du manteau royal. La reine était fort en colère et regrettait les belles franges, mais le rois se contenta de dire en souriant: « Ils en avaient sans doute plus besoin que moi. » Les chroniqueurs racontent du bon roi Robert plusieurs anecdotes du même genre. Philippe 1er et Bertrade. Philippe 1er, ayant répudié sa femme Berthe pour épouser Bertrade, femme du comte d´Anjou, fut excommunié par le pape Urbain II, puis par le concile de Clermont: aussitôt tous les bons chrétiens s´éloignèrent de lui, ses serviteurs même n´osaient plus l´approcher. Philippe, pour obtenir son pardon, promit de renvoyer Bertrade et de faire pénitence, mais il tint mal sa parole. Serment d´Harold au château de Bayeux. L´année qui précéda la bataille d´Hastings, Harold fut jeté par une tempête sur la côte de France, et n´obtint de Guillaume sa liberté qu´en lui jurant avec solennité devant une foule de seigneurs normands de le reconnaître pour roi d´Angleterre à la mort d´Édouard le Confesseur: il croyait que sa promesse était sans conséquence, parce qu´il n´avait étendu la main que sur de petites reliques, mais Guillaume avait dissimulé sous un tapis une grande cuve pleine d´ossements de Saints; quand le tapis fut levé, Harold s´aperçut du piège où il était tombé et pâlit d´épouvante: son serment était plus sacré qu´il n´avait cru. Guillaume à la bataille d´Hastings. Harold ayant manqué à son serment, Guillaume le fit excommunier solennellement, et envahit l´Angleterre au nom du Pape, qui lui avait envoyé une bannière bénite et un cheveu de Saint-Pierre; un grand nombre de prêtres et de religieux suivaient son armée, et chantaient des litanies. Le jour de la bataille d´Hastings, il attacha à son armure les plus vénérées des reliques sur lesquelles Harold avait juré, et les Normands, exaltés par ce spectacle, s´élancèrent en avant aux cris de « Notre-Dame ! Dieu aide ! Dieu aide ! » Les Anglo-Saxons furent exterminés, et l´infortuné Harold fut au nombre des morts (octobre 1066). 
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Philippe 1er et Bertrade. Serment d´Harold au château… |
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