 LES ORIGINES (de 58 av. J.-C. à 887)
 Période romaine
 Mérovingiens
 Carolingiens
 LA FÉODALITÉ (de 887 à 1483)
 Toute puissance de la Féodalité
 La royauté féodale
 Déclin de la Féodalité
 Guerre de Cent ans
 Ruine de la Féodalité
 LA MONARCHIE (de 1483 à 1789)
 Guerres d'Italie
 Guerres contre la maison d'Autriche
 Guerres de religion
 Apogée de la France monarchique
 Déclin de la monarchie
 LA REVOLUTION
 Ruine de l'Ancien régime
 La République
 L'Empire
Les Grandes Compagnies à Avignon. Les Grandes Compagnies étaient des bandes d´aventuriers, tour à tour soldats et brigands, qui s´enrôlaient pour faire fortune, et qui recouraient au pillage dès qu´ils ne trouvaient plus d´ennemis à combattre. En 1366, Charles V, qui n´avait pas besoin de leurs services, les décida habilement à prendre le chemin de l´Espagne, et Du Guesclin, qui savait leur parler, réussit à les y conduire: il fut seulement forcé de leur faire quelques concessions, et ce fut sur ses instances que le Pape, pour sauver Avignon de leur visite, leur fit donner par son légat un présent de cent mille francs et l´absolution de leurs innombrables péchés. Siège de Saint-Malo. Les Anglais n´étaient pas plus heureux sur mer que sur terre. Une flotte nombreuse, portant 10 000 soldats et une formidable artillerie, vint mettre le siège devant Saint-Malo, mais les Bretons, fermement résolus à ne pas devenir Anglais, résistèrent à tous les assauts, et le duc de Lancastre, après avoir fait rage de tous ses canons contre la ville, fut réduit à se retirer (1378). Pendant ce temps la flotte française et la flotte castillane ravageaient les côtes de l´Angleterre, et y brûlaient plusieurs villes. Le Petit-Dieppe. Ce fut sous le règne de Charles V que des marins dieppois, en cherchant un passage vers les Indes, découvrirent le golfe et les côtes de Guinée; ils en rapportèrent une quantité énorme de défenses d´éléphants, que les indigènes leur vendaient à vil prix, et c´est ainsi que la sculpture en ivoire devint une industrie particulière de la ville de Dieppe. Le premier établissement qu´ils fondèrent (1334) reçut le nom de Petit-Dieppe, et ils gardèrent longtemps le monopole du commerce avec les pays d´Afrique. LES CHRONIQUEURS DU MOYEN AGE Les chroniqueurs furent les premiers écrivains en prose qui abandonnèrent le latin pour le français. Quatre noms dominent tous les autres, Villehardouin, Joinville, Froissart et Commynes. Villehardouin, au commencement du treizième siècle, écrit l´histoire de la conquête de Constantinople; Joinville, un siècle plus tard, raconte le règne de saint Louis, dont il a été le serviteur dévoué; Froissart, qui a vécu dans la deuxième moitié du quatorzième siècle, a laissé un merveilleux récit de la guerre de Cent ans, jusqu´à l´année 1400: c´est un brillant conteur qui aime à décrire les beaux faits d´armes, les massacres, les cruautés, les tournois et les fêtes. Commynes, né au milieu du quinzième siècle, nous fait connaître Louis XI et Charles le Téméraire; c´est un véritable historien, qui recherche les causes des événement et leurs conséquences, étudie les institutions et pénètre les secrets de la politique. 
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