 LES ORIGINES (de 58 av. J.-C. à 887)
 Période romaine
 Mérovingiens
 Carolingiens
 LA FÉODALITÉ (de 887 à 1483)
 Toute puissance de la Féodalité
 La royauté féodale
 Déclin de la Féodalité
 Guerre de Cent ans
 Ruine de la Féodalité
 LA MONARCHIE (de 1483 à 1789)
 Guerres d'Italie
 Guerres contre la maison d'Autriche
 Guerres de religion
 Apogée de la France monarchique
 Déclin de la monarchie
 LA REVOLUTION
 Ruine de l'Ancien régime
 La République
 L'Empire
Henri IIII. Henri III, qui avait gagné les batailles de Jarnac et de Moncontour quand il ne s´appelait que le Duc d´Anjou, et qui avait été choisi comme roi par les Polonais, inspirait aux catholiques de grandes espérances, mais dès qu´il fut monté sur le trône de France, sas faiblesse et ses vices se dévoilèrent au grand jour, et le rendirent bientôt méprisable et odieux à tous les partis: beaucoup de seigneurs quittèrent la cour. Le duc d´Alençon. Le duc d´Alençon était le plus jeune fils de Henri II. Dévoré d´ambition, il profita de l´impopularité de Henri III pour tenter de le renverser, se mit à la tête des Politiques, s´allia aux protestants, et se fit donner de riches apanages par la paix de Monsieur. Il essaya ensuite d´être roi des Pays-Bas, puis d´épouser la reine d´Angleterre et mourut en 1584, trompé dans toutes ses espérances et dégoûté de la vie. Bataille de Coutras. Joyeuse, jeune courtisan qui rêvait la fortune du duc de Guise, avait reçu le commandement de l´armée royale, et il avait promis à Henri III de lui rapporter la tête de Henri de Bourbon. Mais les protestants, après avoir reculé devant lui, s´arrêtèrent à Coutras, en Guyenne, dans une forte position, et se préparèrent au combat par des prières: « Ils tremblent, les poltrons, ils se confessent, » s´écria follement Joyeuse en les voyant agenouillés, et il commanda la charge. En un instant les protestants furent debout et chacun en place: « Cousins, cria Henri au prince de Condé et au comte de Soissons, ses deux cousins germains, je vous rappelle seulement que vous êtes du sang de Bourbon, et vive Dieu, je vous montrerai que je suis votre aîné. » Il avait placé des arquebusiers dans l´intervalle de ses escadrons, et Joyeuse fut accueilli à quinze pas par un feu meurtrier: la cavalerie catholique, où il y avait plus de courtisans que de vrais soldats, fut bientôt dans le plus grand désordre; Joyeuse mourut bravement, avec plus de quatre cents gentilshommes; quant à l´infanterie, elle se débanda, et les protestants la massacrèrent à plaisir (octobre 1587). Journée des Barricades. Les Parisiens, qui étaient d´ardents ligueurs, furent transportés de joie quand ils virent Henri de Guise accourir au milieu d´eux malgré la défense du roi: partout où il passait la foule idolâtre criait: « Vive Guise! » et se pressait autour de lui pour baiser le bord de son manteau; les femmes lui jetaient des fleurs. Ce fut à la tête d´un cortège immense que le duc se présenta devant le Louvre et demanda à voir le roi. La première pensée de Henri III fut de le recevoir et de le faire tuer sous ses yeux; cependant comme il n´avait autour de lui qu´une poignée de courtisans et de gardes, il se résigna à subir la visite de son mortel ennemi et à le laisser partir; mais le lendemain il fit venir 4000 Suisses et gardes françaises: le peuple, convaincu que le roi préparait une Saint-Barthélemy de catholiques, se souleva aussitôt au cri de « vive la ligue! » toutes les rues se hérissèrent de barricades, et les soldats, cernés de toutes part, furent bientôt à la discrétion de la foule (12 mai 1588). Henri de Guise se donna le plaisir de les délivrer et de les renvoyer au Louvre. Le roi, réduit à l´impuissance, s´enfuit en jurant qu´il rentrerait à Paris par la brèche. 
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