 LES ORIGINES (de 58 av. J.-C. à 887)
 Période romaine
 Mérovingiens
 Carolingiens
 LA FÉODALITÉ (de 887 à 1483)
 Toute puissance de la Féodalité
 La royauté féodale
 Déclin de la Féodalité
 Guerre de Cent ans
 Ruine de la Féodalité
 LA MONARCHIE (de 1483 à 1789)
 Guerres d'Italie
 Guerres contre la maison d'Autriche
 Guerres de religion
 Apogée de la France monarchique
 Déclin de la monarchie
 LA REVOLUTION
 Ruine de l'Ancien régime
 La République
 L'Empire
Sully. Sully, qui avait été le compagnon de Henri IV dans toutes ses guerres, était son ami et son conseiller. Devenu premier ministre il se montra aussi habile administrateur qu´il avait été brave soldat, et réussit à rétablir l´ordre dans les finances et à relever l´agriculture : « Labourage et pâturage, répétait-il, sont les deux mamelles de la France » Bataille d´Arques. Henri IV, qui n´avait que 7 000 hommes contre 30 000, semblait dans une situation désespérée, mais il se retrancha sur les hauteurs d´Arques, ainsi que dans les faubourgs et dans le château de Dieppe; Mayenne fit pendant trois semaines de grands efforts pour le forcer dans ses positions : toutes ses attaques furent vaines, et, quand il apprit l´approche d´une armée de secours, il se retira en toute hâte. Le brave compagnon d´Henri IV, Crillon, qui souffrait d´une blessure, n´avait pu assister à la bataille : Henri lui écrivit avec sa gaîté ordinaire : « Pends-toi, brave Crillon, nous avons vaincu sans toi. » Harlay. Achille de Harlay rappelle Michel de l´Hôpital. Premier président du parlement de Paris en 1582, il se montra toujours tolérant et désintéressé au milieu des luttes religieuses et des intrigues politiques. Il brava courageusement Henri de Guise, puis les Seize, se dévoua à la cause de Henri IV et travailla de tout son cœur à apaiser les partis. Combat dans Paris. Après la bataille d´Arques, Henri IV se porta rapidement sur Paris pour l´enlever d´un coup de main; favorisé par le brouillard, il surprit les faubourgs de la rive gauche, Saint-Germain, Saint-Jacques, Saint-Marceau et Saint-Victor, et s´en empara au cri de « Saint-Barthélemy »: il avait trop peu de monde pour s´y maintenir, mais ses soldats, qui n´avaient pas été payés depuis longtemps, ne se retirèrent qu´en emmenant un gros butin, des canons et quatre cents prisonniers, parmi lesquels beaucoup de moines. Henri IV à Ivry. A Ivry, les ligueurs, renforcés de troupes étrangères, étaient au nombre de 16 000 : Henri IV avait 11 000 hommes à peine, mais il entraîna tout le monde par son ardeur : « Compagnons, dit-il, avant de charger, gardez bien vos rangs; si vous perdez vos enseignes, ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l´honneur. » L´armée de Mayenne fut complètement battue, poursuivie et à moitié massacrée : « Quartier aux Français, criait Henri IV, et main basse sur les étrangers. » (Mars 1590.) 
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