 LES ORIGINES (de 58 av. J.-C. à 887)
 Période romaine
 Mérovingiens
 Carolingiens
 LA FÉODALITÉ (de 887 à 1483)
 Toute puissance de la Féodalité
 La royauté féodale
 Déclin de la Féodalité
 Guerre de Cent ans
 Ruine de la Féodalité
 LA MONARCHIE (de 1483 à 1789)
 Guerres d'Italie
 Guerres contre la maison d'Autriche
 Guerres de religion
 Apogée de la France monarchique
 Déclin de la monarchie
 LA REVOLUTION
 Ruine de l'Ancien régime
 La République
 L'Empire
Entrée de Henri IV à Paris. Après la conversion de Henri IV les ligueurs furent plus divisés que jamais : les uns demandaient la paix à grands cris, les autres juraient de se défendre jusqu´à la mort. A Paris, l´agitation était extrême et les deux partis allaient en venir aux mains, quand tout à coup, le 22 mars, on vit Henri IV dans Paris; le gouverneur Brissac, acheté par le roi, lui avait ouvert pendant la nuit la porte Saint-Denis et la porte Neuve; les Seize, et les Espagnols n´avaient pas eu le temps de se reconnaître, et le roi était devenu maître de la ville comme par enchantement. Il se rendit aussitôt à Notre-Dame, où le clergé l´attendait pour chanter le Te Deum. Les cloches sonnaient à toute volée; une foule immense criait : « Vive le roi! » et tous les cœurs battaient d´émotion, parce que cette heure solennelle marquait la fin de la guerre civile. Henri IV et Mayenne. La bonne humeur de Henri IV est restée proverbiale; son entrevue avec Mayenne chez Gabrielle d´Estrées, à Monceaux en Brie, est une des plus jolies anecdotes qu´on raconte de lui. Mayenne, forcé de s´avouer vaincu, vint se jeter aux pieds de Henri IV, en se demandant avec angoisse quel sort l´attendait. Henri, après l´avoir relevé, le prit par la main et l´entraîna à grands pas dans les allées du parc; Mayenne, qui était très gros et qui souffrait de la goutte, fut bientôt forcé de s´arrêter pour reprendre haleine: « Par Dieu, lui dit en riant Henri IV, voilà toute ma vengeance; touchez-là, mon cousin, » et il l´embrassa. A partir de ce jour-là, Henri n´eut pas de serviteur plus dévoué que Mayenne, l´ancien chef des ligueurs. Prise d´Amiens par les Espagnols. La prise d´Amiens par les Espagnols montre combien la guerre d´alors différait de celle d´aujourd´hui. Un matin une quarantaine de paysans, chargés de sacs de noix et suivis d´une lourde charrette, se présentent à une porte de la ville; pendant que les uns font visiter les sacs et donnent des noix aux soldats, d´autres arrêtent la voiture sous la herse et coupent rapidement les traits des chevaux, puis les faux paysans tirent tous ensemble des armes cachées et se précipitent sur les Français : la herse tombe aussitôt, mais s´arrête sur la voiture; d´autres Espagnols, qui se tenaient prêts à accourir, se glissent en rampant entre les roues et prêtent main-forte à leurs camarades; l´armée tout entière les suit et la ville est prise (mars 1597). 
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